Y a-t-il des conspirations du silence ?

Les évènements qui mettent en cause des populations dont l’appartenance sociétale diffère de celle de la majorité ne se trouvent-ils pas sous-médiatisés ? Le quatrième pouvoir joue-t-il encore son rôle ?

La vague d’agressions sexuelles et de viols qui se sont produits à Cologne et dans d’autres villes allemandes, la nuit du jour de l’an, ainsi qu’en Autriche, Finlande et Suisse a été étouffée, pendant plusieurs jours, par ce qu’elle impliquait une bonne proportion de « migrants ». De même, la police suédoise vient de révéler avoir dissimulé au public une série d’agressions sexuelles, commises par des hommes d’origine étrangère, contre une quinzaine de fillettes de 11-12 ans, lors d’un festival de musique l’été dernier.

« Les voix discordantes contre Angela Merkel sont d’ailleurs venues de personnalités qui ne sont plus en exercice et n’ont plus à craindre pour leur carrière ».

Le chef de la police suédoise s’était tu car il redoutait d’être limogé, comme l’a été le chef de la police allemande. Les voix discordantes contre Angela Merkel sont d’ailleurs venues de personnalités qui ne sont plus en exercice et n’ont plus à craindre pour leur carrière, tel son ancien ministre de l’Intérieur, Hans-Peter Friedrich, qui a parlé de loi du silence, ou un ancien juge au tribunal constitutionnel fédéral, Udo di Fabio, qui critique, plus généralement, la politique migratoire de la chancelière comme violant la constitution allemande, ou dernièrement Gerhart Shroeder, l’ex-chancelier de gauche, qui a lui aussi dénoncé le laxisme migratoire, sans oublier dans le même sens le Président de la République allemand Joachim Gauck.

En France, la presse de gauche a fait son travail, avec un temps de retard, au sujet des viols de Cologne. La vague d’attentats ou prise d’otages spectaculaires, en Turquie et en Indonésie le 14 janvier, ainsi qu’à Ouagadougou le 15, fait également l’objet d’un traitement normal. Mais il n’en va pas de même d’événements internes qui mettent en cause un certain type de population dont l’appartenance sociétale diffère de celle de la majorité. Le nombre de voitures brûlées au nouvel An, et durant le reste de l’année se trouve, comme d’habitude, sous-médiatisé. Et l’attaque d’un bus scolaire britannique par des « migrants » de Calais, le 13 janvier, est passée sous silence.

« Nous en sommes déjà au troisième attentat, assaut ou agression sur le sol français,
en cette nouvelle année ».

Quant à la nouvelle série d’attentats sporadiques de janvier 2016, elle a été non seulement sous-médiatisée mais partiellement niée, comme le fut celle de décembre 2014. Car nous en sommes déjà au troisième attentat, assaut ou agression sur le sol français, en cette nouvelle année. Le 1er janvier, Raouf El Ayeb, fonçait en voiture sur des militaires en faction devant une mosquée de Valence. Le 7, des policiers de faction devant un commissariat parisien sont attaqués par un homme venu d’un foyer de demandeurs d’asile en Allemagne. Le 11, un lycéen turc d’origine kurde agresse sauvagement un professeur marseillais portant une kippa.

Voilà qui rappelle la série d’attentats sporadiques d’il y a un an, dans les villes de Nantes, Tours et Dijon, tous niés dans un premier temps ou imputés à des accès de folie. Europol, interprétant différemment les données fournies par le gouvernement français, comptabilise les deux premiers (le troisième étant effectivement imputable à un islamiste, certes, mais cliniquement dérangé). Cette fois, les événements de Paris et Marseille n’ont été que sous-médiatisés, mais celui de Valence est resté dans le déni.

L’intéressé a fini par assumer son acte terroriste, mais sans rencontrer d’écho médiatique. Car, sur le coup, la presse de gauche prenait acte d’une volonté de « tuer des militaires qui tuent des gens », mais sans tirer les conséquences de cette motivation idéologique hostile à l’intervention militaire française en Syrie. On pourrait parler, là encore, de conspiration du silence, le mot étant à comprendre au sens figuré, pour qualifier un mensonge par omission peu transgressé.

> Marc Crapez est politologue. Il vient de publier Eloge de la pensée de droite : Et autres arguments pour contrer la gauche aux éditions Jean-Cyrille Godefroy. Sa page Facebook peut être consultée ici.

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16 Comments

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  • Charles , 25 janvier 2016 @ 16 h 01 min

    Autre Vidéo fulgurante de Villiers.

    Il faut être une tache pour refuser d’entendre Villiers.
    La France est destinée à devenir une république ISLAMIQUE.
    Cela se fait progressivement,sans violence visible.Petit à petit.

    Les zelites philo-islamistes de l’UMPS y veillent…
    Par haine du monde Christo Catholique et de ses 2.000 années

    https://www.youtube.com/watch?v=GHp1JFfAyHg

  • PG (Paris) , 28 janvier 2016 @ 19 h 44 min

    Attention aux amalgames hâtifs.

    1/ “catholique” = “mondialiste” (étymologiquement). Mais même les philosophes disaient déjà “rien de ce qui est humain ne m’est étranger”…

    2/ N’oubliez pas que l’un des principes fondamentaux de la doctrine sociale de l’Eglise est le principe de “SUBSIDIARITE” destiné à protéger les “personnes” des abus des instances sociales “supérieures”, qui les oblige à ne pas tirer la couverture à elles pour infantiliser les masses mais à aider et favoriser au contraire les individus et les “corps intermédiaires” (famille, associations, réalités locales, régionales, etc.) pour qu’ils se développent et jouent pleinement leurs fonctions.

    Ce principe a théoriquement inspiré le droit européen même s’il a largement été écarté depuis.

    Le mondialisme financier dont personne ne veut cherche au contraire à faire sauter tous les corps intermédiaires pour mieux asservir l’Homme (NB: derrière les beaux principes, la Révolution française fit de même en supprimant les corporations, etc. pour asseoir la haute bourgeoisie aux manettes du pouvoir…)

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