Les cuisses d’Aurore Bergé créent le scandale (Vidéo)

Le déferlement d’intelligence submergeant actuellement les réseaux (fléaux ?) sociaux nous réserve, chaque jour, une nouvelle occasion de demeurer pantois. Dernière carabistouille en date ? La prestation de madam.e la député.e Aurore Bergé chez Thierry Ardisson ; laquelle n’a pas manqué de déclencher un brin de surchauffe pour quiconque persiste sur le Web à surfer.

Du surf, comme dans Alerte à Malibu et ses actrices court vêtues ? Oui, un peu. Aurore Bergé, donc, hier juppéiste et désormais macronienne, s’imaginait sûrement que « Salut les Terriens » était une sorte de resucée d’« Apostrophes », tel qu’aurait pu le bafouiller le regretté Michel Rocard. Et qui, bimbo d’un soir, a sûrement cru malin d’arriver sur le plateau télé avec « rien de moins que de costume », comme chantait naguère un autre aimable défunt, Georges Brassens.

Pour faire bref, le décolleté d’Aurore Bergé tombait aussi bas que sa jupe remontait haut. Vague de froid nonobstant, et même tenant compte de la caillante ressentie, ce n’est sûrement pas un rhume de cerveau qu’elle a dû attraper. Bon, on arrête là le papier du jour, sachant que ces lignes pourraient déjà à peu près valoir quelques milliers d’euros d’amende pour « sexisme » à mes directeurs de Boulevard Voltaire qui, certes, m’aiment bien, tout en estimant qu’il ne faut tout de même pas pousser la Pamela Anderson du jour dans les orties.

Après, soyons juste : Aurore Bergé n’est pas non plus sortie à oilpé d’un gâteau d’anniversaire dans la famille Kardashian. Mais il n’en faut pas plus pour que Marlène Schiappa, secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, sorte de ses gonds tout en dégainant son smartphone à la même vitesse qu’un DSK descendrait son slip, pour tweeter : « Cette manie de traiter les femmes politiques de “salope” quand on découvre qu’elles ont l’outrecuidance d’avoir des seins, des jambes, ou une vie sexuelle. »

Voilà qui ne nous avait pas échappé : Aurore Bergé est un peu une femme comme les autres. On objectera, aussi, que ce qui est montré a vocation à être vu. Et que s’il est logique que les femmes de petite vertu n’exercent pas leur aimable commerce en col roulé – il faut bien montrer un peu de marchandise afin d’appâter le chaland –, on voit mal pourquoi Aurore Bergé se sentirait obligée de travailler au bouchon chez Ardisson avec la jupette taillée au ras du bonheur, à moins de vouloir faire celui des esprits taquins. Faudrait savoir : quand on se prend pour la nouvelle Simone Veil, on ne se sape pas comme Loana ; même Lorie sait ça.
À ce sujet, c’est finalement un autre fin observateur des mœurs actuelles, un certain Frédéric Drastignac, qui a tweeté les mots justes : « C’est la crise du tissu chez Salut les Terriens ? »

À propos de « sexisme », qu’il soit permis de rappeler aux plus jeunes de nos lecteurs qu’un Jack Lang, naguère ministre à vie de la Culture, fut lui aussi brocardé d’importance dans les eighties du siècle dernier pour avoir osé se présenter à l’Assemblée nationale en costume Thierry Mugler avec chemise à col Mao. L’ensemble était pourtant plus qu’élégant, camaïeu de noir et de gris sombre, autrement plus smart qu’un François Mitterrand avec son bob marron, ses pantalons informes ou un Jacques Chirac qui s’habillait alors à la CAMIF.

À l’époque, on n’en fit pas toute une affaire. Et Jack Lang laissa rouler. Tout comme Aurore Bergé, qui l’est plutôt bien aussi, devrait faire de même et ne laisser personne remettre en cause, au nom d’on ne sait quels préjugés sexistes, la quintessence de son talent politique. La preuve en est que, ce samedi dernier, elle était précisément assise dessus. Et ce, en toute transparence. C’est ça, aussi, la politique.

PS : la chute de ce papier pourrait-elle valoir à l’auteur de ces lignes quelques milliers d’euros de pénalités supplémentaires ? Qu’importe, je fais confiance à la justice de mon pays, pour reprendre l’expression consacrée.

 

Nicolas Gauthier – Boulevard Voltaire

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