“La politique de la France ne se fait plus la corbeille, elle semble se faire à présent dans la rue”!!!

Sans vouloir consommer abusivement du superlatif, il n’est pas déraisonnable d’écrire qu’une certaine idée de la France, de celle en tous les cas que je m’en faisais encore, est morte sous les gravats des magasins juifs de Sarcelles.

Dans ce champ de ruines morale, on dégage déjà le cadavre en putréfaction de cet antiracisme d’opérette qui aura été chanté sérieusement pendant 30 ans par le ban et l’arrière ban des maîtres chanteurs du terrorisme intellectuel.

Screen-Shot-2014-07-13-at-8.53.18-PMIl fallait les entendre, ces vétilleux sourcilleux, traquer le racisme français dans la virgule et l’accent circonflexe. La main jaune sur le cœur, les maîtres chanteurs auront empêché une génération de fonctionnaires républicains de faire respecter les lois démocratiques en matière de régulation des flux migratoires. Les petits maîtres roses et rouges ont obligé une génération d’écoliers à entonner en chœur l’hymne extatique d’une immigration-chance pour la France et du métissage obligatoire.

La réalité la plus crue, ils ne veulent pas la voir et encore moins la dire: ceux sont des fils et des filles des pauvres gens qu’ils ont laissé venir sans contrôle ni mesure, à qui ils n’ont inculqué pour culture que la haine des Français et de l’Occident qui veulent «casser du juif».

Ce juif, vécu autrefois par les chrétiens des gaules comme un levantin ou comme un métèque et qui aujourd’hui, triste ruse de l’histoire, est vécu comme un blanc au carré par les enfants d’Orient. Plutôt que de faire amende honorable et de reconnaître avec humilité le résultat désastreux de leur entreprise mortifère, les maîtres chanteurs, inamendables, auront jusqu’au dernier jour, comme toujours pinaillé, ergoté, chicané pour tenter de nier l’indéniable résultat de leur folie idéologique.

L’idéologie, pleine de ressources imaginatives, à chaque crise violente de prurit, a d’abord tenté d’en faire endosser la responsabilité par l’extrême droite autochtone. Après la rue Copernic, la rue des Rosiers, le massacre de Toulouse. À chaque fois la réalité de l’évidence islamiste l’a rattrapée. Autre déclinaison idéologique récurrente: la négation du caractère antisémite des agressions contre les juifs. À chaque fois,l’idéologie pinailleuse a laissé entendre qu’il s’agirait de l’œuvre de voyous désœuvrés ou de règlements de

Pauvre idéologie ignorante, qui n’a même pas appris des pogroms, que c’était rarement des pianistes délicats qui jouaient du gourdin et que la voyoucratie d’un lumpen-prolétariat regardé avec concupiscence par les organisations gauchistes qui le cornaquent pouvait faire bon ménage avec la haine du juif.

L’attaque contre la synagogue de la rue de la Roquette, dimanche 13 juillet, n’a pas dérogé à la vieille méthode. Alors même, que les faits étaient avérés, que de nombreux témoins avaient filmé la présence d’islamistes déchaînés venus de la manifestation pro-palestinienne devant le temple juif, l’idéologie a invoqué la provocation d’un petit groupe de juifs extrémistes pour expliquer la présence menaçante de ces individus vociférant.

Pire encore, certains médias ont relayé sans état d’âme cette explication qui avait l’immense avantage de tenter, une nouvelle fois, de disculper la partie soi-disant la plus réprouvée de la société française.

Screen-Shot-2014-07-13-at-9.19.13-PMIl convenait seulement de lire le témoignage difficilement réfutable de Jean-Yves Camus, ancien blogueur à Rue89, spécialiste incontesté de l’extrême droite et présent rue de la Roquette à partir de 17h15: «la centaine de manifestants pro-palestiniens savait précisément où elle allait quand elle se dirigeait vers la synagogue. C’est grâce aux CRS que les vagues n’ont pas pu arriver jusqu’au lieu de culte.».

Ainsi, il aura été prétendu sérieusement par une partie de la presse que c’est par la ruse qu’une centaine d’exaltés auront été attirés devant la synagogue et obligés à crier «mort aux juifs!»

Las, la réalité est encore plus têtue que l’idéologie, et il était difficile après les émeutes de Sarcelles, le sac de magasins juifs, et l’attaque contre la synagogue de Garches d’invoquer les provocations de Sion.

Et bien malgré tout, la vieille idéologie, encore toute sémillante, a compris les raisons de la violence urbaine tournée contre les juifs en particulier et la France en général: certainement pas dans un improbable racisme antijuif dont les jeunes en colère seraient bien incapables, mais dans l’interdiction de leur manifestation et dans le fait que le président de la République les aurait désespéré dans son soutien au puissant «lobby» (sic Le Monde du 23 juillet). Est-il admissible de tolérer dans un état de droit une manifestation au sein de laquelle sont brandis les drapeaux du Hamas et du Hezbollah, associations répertoriées officiellement comme terroristes par l’Europe et les États-Unis ?

La volte-face gouvernementale sur l’autorisation d’une manifestation à Paris, ainsi qu’un changement de ton clairement perceptible de l’Élysée sur l’affaire de Gaza autorise à écrire que si la politique de la France ne se fait plus la corbeille elle semble se faire à présent dans la rue, avec la complicité de l’idéologie.

Revenons à la manifestation du samedi 19 juillet, précisément interdite en raison des débordements précédents. Première question: en dehors même de ces exactions qui pouvaient faire craindre pour l’ordre public comme l’a constaté le tribunal administratif, est-il admissible de tolérer dans un état de droit une manifestation au sein de laquelle sont brandis les drapeaux du Hamas et du Hezbollah, associations répertoriées officiellement comme terroristes par l’Europe et les États-Unis? Ainsi que des maquettes de missiles destructeurs?

Deuxième question: le NPA, organisateur de la manifestation, le PCF, le Front de gauche, la LDH ont tous invoqué «le droit de manifester» pour protester contre la décision préfectorale d’interdiction. Toutes ces associations, rarement gênées par leur contradiction, n’ont jamais protesté lorsque le Front National, les identitaires, les opposants au mariage pour tous, se sont vus à de nombreuses reprises interdits de manifester ou de se réunir: dès lors, on ne peut qu’y voir un soutien aux admirateurs du Hamas islamiste.

Au demeurant, ce soutien est de moins en moins déguisé par une extrême gauche de plus en plus décomplexée. Ainsi, le 21 juillet, l’auteur de ces lignes débattait sur BFM-TV avec le responsable de la Ligue des Droits de l’Homme, compagnon de route du PCF, et organisatrice de la manifestation autorisée du 23 juillet à Paris.

Celui-ci, sans vergogne, n’a pas hésité à contester la nature terroriste du Hamas (pourtant officiellement répertoriée sur les listes européennes et américaines) et a considéré comme normal que des manifestants puissent brandir son étendard.

Pourquoi d’ailleurs, l’extrême gauche bruyamment antiraciste, mais qui se donne à peine la peine de faire encore semblant de déplorer les exactions antijuives, se gênerait-elle, puisqu’elle ne fait l’objet d’aucune condamnation particulière au sein d’un monde médiatique où elle a encore repères et compères?

Troisième question: le NPA a maintenu sa décision de manifester en dépit de la confirmation par la justice administrative de l’interdiction préfectorale. Sauf à considérer que l’État de droit en France n’est plus qu’une chimère, ce parti extrémiste ne doit-il pas être considéré comme responsable juridiquement des dégâts occasionnés? En rappelant au passage, qu’à la suite d’une manifestation contre le mariage pour tous, un manifestant non-violent aura fait l’objet d’une incarcération immédiate nonobstant appel pendant plusieurs semaines pour des raisons qui ont échappé aux spécialistes du droit. Sans parler de la sanction record infligée par le tribunal de Cayenne à une membre du Front National pour injure raciale envers Mme Taubira…

Je constate que les manifestants violents de Paris ou Sarcelles n’ont pas subi un sort aussi cruel.

Quatrième question: le soutien actif du NPA et du PCF à un mouvement pour le moins indulgent envers le Hamas islamiste n’autorise-t-il pas désormais d’évoquer une idéologie islamo-gauchiste clairement assumée qui ne porte pas forcément la marque de la modernité?

Dernière question, plus subjective: quel est l’impact sur l’opinion française non engagée d’une manifestation de barbus islamistes et de femmes voilées mettant le feu au drapeau de l’État juif sur fond de malédictions? Est-ce ainsi que l’on veut prouver soutenir une cause pacifique?

À moins que l’on ne mise, plus subtilement, sur l’inconscient collectif d’une partie de la population occidentale désormais élevée dans une crainte obséquieuse d’une radicalité arabo-islamique irascible et nombreuse qu’il conviendrait de caresser docilement dans le sens du poil.

Le seul dilemme, politique et moral, que je me bornerai à rappeler ici: un pays a-t-il le droit et le devoir, lorsque sa population est agressée par une entité ennemie qui se protège derrière ses civils, de riposter efficacement, au risque de porter atteinte à ces derniers ; ou bien doit-il demeurer stoïquement l’arme au pied et subir la violence et le diktat de l’agresseur?

Pour le reste, l’antiracisme d’opérette, tel l’ivrogne qui cherche ses clés uniquement autour d’un réverbère, ne s’intéresse qu’aux péchés d’Israël, c’est-à-dire d’Occident, qu’il éclaire de ses sunlights et rejette dans l’ombre de son mépris les morts sans intérêt.

Au cours du dernier week-end, 270 civils ont été exécutés de sang-froid par les islamistes syriens et les chrétiens de Mossoul qui vivaient dans cette ville irakienne depuis l’Antiquité en ont été chassés sauf à se convertir. Je serais incapable de qualifier la différence monstrueuse de traitement médiatique au sein d’un système idéologique de focalisation- occultation qui participe à un plaisir rituel de mise en accusation jubilatoire parce que sélective.

À ce degré de pesage faussé, d’appréciation biaisée, de jugement controuvé, la justification rationnelle confinerait à la candeur indécente.

Cette dernière observation me conduit à une conclusion personnelle. Le combat pour le respect de l’État de droit, pour celui du devoir d’un État-nation occidental de se défendre contre le terrorisme islamiste, contre la négation idéologique du réel, contre le traitement partiel et partial de l’information, contre la discrimination dans l’indignation, contre le déferlement de bandes encolérées, transcende très largement le conflit israélo-palestinien.

Il concerne tout simplement l’avenir de la France encore libre et des enfants de l’Occident.

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