La Manif pour Tous condamne l’incarcération de Nicolas et appelle à accueillir François Hollande à Sciences Po vendredi à 18h

Dans un communiqué, La Manif pour Tous se déclare « profondément heurtée, choquée et  stupéfaite du sort judiciaire réservé au jeune Nicolas ». Elle considère qu’il s’agit d’une décision  de justice « excessivement lourde au regard de son jeune âge, de son absence d’antécédent sérieux et du caractère éminemment politique du contexte ». L’association opposée à la Loi Taubira dénonce ainsi « la répression aveugle et indistincte que les autorités opposent à toute une jeunesse qui se lève pacifiquement contre la loi Taubira » et pointe du doigt « l’absurdité qu’il y a à condamner un garçon pour des infractions consécutives à une interpellation qui était elle-même injustifiée ».

Et de dénoncer le « deux poids deux mesures » dans le traitement réservé aux citoyens en rappelant que l’agresseur qui avait menacé une Mère Veilleuse d’un couteau de cuisine à Lille dans la nuit du 12 au 13 juin a été libéré à l’issue d’une Garde à Vue de 12 heures. La manif Pour Tous constate que « les opposants au mariage gay sont traités de manière clairement “particulière” ».

L’association appelle donc ses sympathisants « à un rassemblement pour la libération immédiate de Nicolas et pour la cessation de la répression policière et judiciaire à l’encontre des sympathisants de La Manif Pour Tous ». Le rendez-vous est donné vendredi 21 juin à 18h rue Saint-Guillaume à Paris pour accueillir le Président de la République à l’occasion de son intervention à Science Po.

Un événement Facebook intitulé « Accueil de François Hollande – Soutien à Nicolas », a été créé pour l’occasion. Plus de 200 personnes ont déjà répondu présents en moins de quatre heures. « Pour la libération de Nicolas B., rendez-vous devant Sciences-Po Paris rue Saint-Guillaume (75007 Paris), nous vous attendons très nombreux ! », peut-on lire sur la page de l’évènement dont les organisateurs précisent que « ce sera aussi l’occasion d’accueillir François Hollande ! »

Le président qui se déplace avec 1 000 CRS devra, semble-t-il, mobiliser à nouveau les forces de l’ordre pour assurer sa tranquillité. Dimanche dernier le défi de faire venir 1000 policiers et gendarmes avait été réussi. Bis repetita devant Sciences Po ?

Addendum 17h : Venue de François Hollande annulée, rassemblement devant Sciences-Po décalé Place du Panthéon, dans le Ve arrondissement de Paris.

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56 Comments

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  • SEVANI , 21 juin 2013 @ 7 h 40 min

    la police joue un jeu de salopard,ils ne rèspèctent rien et suivent aveuglement un gouvernement qui les mènent droit dans le mur ,ils sont pas solidaires entre eux ,sinon n”accepterais pas ses intèrpellations sans motifs ,moi je dis une chose si ils se fond pas rèspecter par les racailles de banlieues c”est quils sont pas rèspectables ,il faut dèlivrer ce jeune rapido et surtout vires les socialos en 2014????

  • Aymard Jean , 21 juin 2013 @ 8 h 07 min

    Nous avançons à pas rapides vers un socialisme national à moins que ce ne soit un national socialisme.
    En tous cas ça y ressemble. Ça commence toujours comme cela.

  • Aymard Jean , 21 juin 2013 @ 8 h 16 min

    Fini le temps de la pensée unique.
    Nous abordons maintenant le temps de la pensée inique!

  • zézé , 21 juin 2013 @ 8 h 39 min

    J’espère de tout coeur que Nicolas sera libéré TRES rapidement, et qu’il y aura une abrogation de ce “jugement” inique qui lui permettra de poursuivre ses études et de faire son métier sans qu’il ait a subir une “marque” sur son casier judiciaire…. comme d’ailleurs tous ceux qui ont été en GAV.
    Prions pour lui et sa famille afin de les soutenir.

  • Jacques , 21 juin 2013 @ 8 h 42 min

    J’espère que Hollande aura droit à une bronca à la hauteur de son hypocrisie…

  • Saz , 21 juin 2013 @ 9 h 10 min

    C’est de plus en plus une République bananière en France.

  • monhugo , 21 juin 2013 @ 9 h 17 min

    La comparution immédiate doit répondre à un certain nombre d’exigences, déjà (C. de procédure pénale) : preuves réunies jugées suffisantes par le Parquet, peine encourue égale à au moins 2 ans (ou plus de 6 mois pour un délit flagrant), prévenu ne devant pas être mineur, délit ne devant pas être un délit de presse ou politique, ou assorti d’une procédure prévue par une loi spéciale. Le prévenu ne peut être jugé le jour même que s’il y consent. Ce consentement ne peut être recueilli qu’en présence de son avocat. En l’absence de consentement, le renvoi à une date ultérieure est accordé de droit (article 397 Cpp). Dans ce cas, un débat a lieu le cas échéant en vue de le placer ou non sous contrôle judiciaire, voire en détention provisoire, dans l’attente de l’audience de renvoi.
    On reste perplexe en fonction de ces quelques règles ici rappelées sur la façon dont Nicolas s’est retrouvé condamné (il s’agit bien d’un délit “politique”, notamment). On l’est plus encore du mandat de dépôt immédiat – s’agissant d’un étudiant sans histoires (en cours d’examens de fin d’année, me semble-t-il d’ailleurs – qu’il ne pourra donc passer) et “délinquant” primaire.Tout cela pour s’être réfugié dans une pizzeria, s’être fait tabasser par des flics teigneux (étrange renversement des rôles, où c’est la victime qui est accusée de “violences”) et avoir refusé un fichage ADN inapproprié !

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