Le strapontin du métro parisien! (Vidéo)

Quand on entre dans un wagon du métro parisien, on peut prendre place dans l’un des carrés à quatre sièges situés à droite et à gauche ou sur l’un des huit strapontins de l’entrée. Du moins dans les métros les plus anciens. Observons un peu ce Parisien bon teint qui lit son journal du matin, tranquillement assis sur un strapontin. A la station suivante, 12 personnes montent. Notre homme analyse rapidement la situation et poursuit sa lecture ; il y a encore assez de place pour tout le monde : 7 personnes s’approprient les strapontins restants, 5 voyagent debout. À l’arrêt suivant 4 passagers montent, 9 sont maintenant debout. Notre lecteur de journal ne bronche pas, pour l’instant tout roule…

*Strapontin : de l’italien strapuntino, “petit matelas”, issu du participe passé de l’ancien italien trapungere, “piquer à l’aiguille”, lui-même issu du bas latin transpungere, “percer en piquant”, à partir du latin classique pungere, “piquer”.
Trapungere a donné l’italien trapuntare, “piquer à l’aiguille, matelasser” et le français trépointe.
L’italien strapuntino a donné strampontin en Provence (1431) et est apparu en France sous diverses graphies au cours des deux siècles suivants : extrapontin, estrapontin, drapontin, transpontin, et enfin strapontin (1666).
Le mot a d’abord eu le sens de “hamac, lit suspendu”. Puis, de l’idée de “couche que l’on peut déplacer”,  on est passé à celle de “siège d’appoint”, siège à abattant placé dans un véhicule, puis dans une salle de spectacle.

 

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