L’artiste russe Piotr Pavlenski souhaite demander l’asile politique à la France

L’artiste, connu pour ses performances «subversives» telles que le clouage de ses testicules sur la place Rouge de Moscou, envisage de s’exiler en France, en raison d’une plainte déposée en Russie par une actrice l’accusant d’un crime sexuel. Dans sa première interview depuis son départ de Russie, accordée à l’agence Reuters le lundi 16 janvier, l’artiste Piotr Pavlenski a fait savoir qu’il comptait demander l’asile politique en France, alors qu’il est accusé dans son pays de crime sexuel.

Le Russe de 32 ans a défrayé la chronique russe et internationale à diverses reprises ces dernières années, en réalisant des performances «choc» à prétentions politiques : en 2012, il s’était cousu (littéralement) les lèvres afin de contester l’incarcération des Pussy Riots, un groupe de punk rock féministe dont les membres, cagoulées, s’étaient produites sans autorisaton dans la cathédrale du Christ-Sauveur de Moscou.

L’année suivante, l’artiste avait de nouveau fait parler de lui en s’enroulant nu dans des barbelés à Saint-Pétersbourg, puis en clouant ses testicules sur la place Rouge de la capitale, en signe de protestation contre les autorités.

Dernière action coup de poing en date : l’incendie de la porte en bois des locaux du FSB (Service fédéral de sécurité de la Fédération de Russie), en 2015.
Une action qui a valu à son auteur une amende de quelque 15 000 euros… qu’il a refusé de régler.

Résidant désormais à Kiev (Ukraine), l’artiste est accusé dans son pays d’avoir commis un crime d’ordre sexuel. Une actrice a en effet porté plainte contre Piotr Pavlenski et sa compagne Oxana Chalyguina, pour une agression passible de 10 ans d’emprisonnement. Le performeur, néanmoins, assure que les autorités russes en ont après lui pour des raisons politiques. «Je ne dirais pas que je représente une menace [pour le pouvoir], plutôt un gros inconvénient […] Je mène diverses actions, et cela gène la machine de propagande [des autorités]», a-t-il confié à l’agence de presse britannique Reuters.

Source

Related Articles