Dans les salons dorés du pouvoir, sous les éclats ternes d’alu brossé des sièges sociaux cossus, dans les salles de rédaction puant le fiel des médias, hier à 20 heures a retenti un immense éclat de rire : « Ah, les cons ! » Mandatés, réquisitionnés, au pas cadencé, 12 % de la population, médiocres profiteurs indécents de la mondialisation, ont réussi à entraîner la moitié de nos compatriotes à voter pour ses bourreaux.

Qui sont-ils, ces nouveaux petits-bourgeois louis-philippards qui, comme leurs prédécesseurs, singent les grands, croyant se hausser en écrasant le peuple de leur mépris – pour l’instant.

Ces blanchâtres de métropole, facilement androgynes, aux tropismes faciles, se parent de vertus et s’imaginent êtres ceux qui ont porté l’intelligence au pouvoir, alors qu’ils ne sont que des laquais serviles, chiens jaunes d’une aristocratie mondialiste qui leur jette des miettes, qu’ils ramassent courbés, les gardant comme un trophée miraculeux.

Postmodernes, imbus de ce qu’ils nomment « leur réussite », SUV et spa étant l’indépassable marqueur de leur beaufitude, jouissant dès qu’ils lâchent une remarque en globish, abrutis assumés, assensuels ravis… Ne croyez pas que le suffisant vomitif de l’Élysée ait fait une erreur en méprisant la culture française, il leur parlait, à eux : « Voyez, je vais réduire la France, la faire rentrer dans le rang, enfin en finir avec le risque qu’elle représente pour le village mondial », et ils n’attendent que cela, depuis vingt ans, profiteurs sortis de nos « grandes écoles » où la République les a choyés ; à nos frais. Si l’on faisait un sondage, je suis certain que 90 % de ces gens ont un Mac et non un vulgaire PC, qu’ils sont allés plus souvent aux États-Unis qu’en Italie ; cela n’est pas innocent ! Rien de ce qui fait la force et la grandeur des nations européennes n’est en eux, ils sont hors-sol, sans histoire personnelle car protégés de toutes les bosses de la vie, l’Histoire nargue leur petitesse, notre acquis civilisationnel accuse leur inculture ; la vie, l’art, le temps long, rien de ce qui nous fait homme n’échappe à leur vindicte jalouse : ils haïssent ce qu’ils ne peuvent atteindre.

Les tristes cohortes des sociaux-traîtres ont emboîté le pas, suivant leurs reliques des années 90, experts en renoncements et en échecs, habillés en résistants, grotesque pacotille, retendue, repeinte, décadente, au goût prononcé de stupre ; progressisme frelaté, sans âme et désormais entaché de l’infamie.

De cet incroyable et insupportable manipulation subie par la France depuis dix semaines, on pourra tirer nombre d’enseignements sociologiques, mais la seule certitude politique est que la droite ne reviendra au pouvoir qu’en détruisant totalement le verrou de 1988 et avec une coloration patriotique ; Nicolas Dupont-Aignan est un précurseur courageux : dès la rentrée, et plus encore aux premiers craquements du décor macronesque, il sera le point de contact et, à terme, le pivot de la reconstruction à droite.

Dans ce maelstrom malsain, malheureux, dramatique et porteur d’immenses tensions à venir, une seule conclusion s’impose : Hollande s’est vengé du peuple français. « Ah, les cons ! »