Un article de “Nature” ne voit aucune accélération du changement climatique

Voici la traduction en français du résumé:

Des études récentes suggèrent que le réchauffement climatique accélère la sécheresse à l’échelle des continents ; toutefois, ces conclusions reposent sur des indices de sécheresse utilisant l’évapotranspiration potentielle (ETP) de type Penman. Bien que cette approche soit largement répandue et puisse convenir à des surfaces irriguées ou non limitées en eau, elle risque de surestimer la demande évaporative à plus grande échelle spatiale, en omettant les contraintes liées au couplage entre la surface terrestre et l’atmosphère. Les formulations de l’ETP fondées sur le bilan énergétique permettent de pallier cette limite. En appliquant différentes méthodes de calcul de l’ETP pour déterminer l’indice normalisé de précipitations et d’évapotranspiration (SPEI) sur la période 1981–2024, nous démontrons que les méthodes de type Penman gonflent artificiellement la contribution de l’ETP aux tendances du SPEI. Il en résulte des tendances à l’assèchement au moins six fois plus marquées — en termes de sévérité, de fréquence et de durée des sécheresses — que celles obtenues avec des indices fondés sur le bilan énergétique. Nous ne constatons aucune accélération significative des tendances à la sécheresse sur environ 99 % des terres émergées, quel que soit le type de calcul de l’ETP utilisé. Ce résultat demeure robuste à l’échelle séculaire (1901–2024 ou 1950–2024). L’accélération des sécheresses rapportée dans la littérature reflète donc, pour l’essentiel, l’utilisation de méthodes d’ETP sans contraintes et de cadres analytiques imprécis, plutôt qu’une véritable réponse écohydrologique au réchauffement. Ce constat a des implications majeures pour l’évaluation des risques climatiques et la planification de l’adaptation.

Et voici le lien vers cet article.

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