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Derrière les concepts séduisants de « libre choix » et de « mourir dans la dignité », se cache une réalité anthropologique et historique beaucoup plus sombre, brillamment mise en lumière par l’historien Edouard Husson dans sa récente analyse.
Le texte sur la fin de vie n’est pas un progrès humaniste, mais une rupture de civilisation.
Trois angles morts majeurs doivent nous alerter collectivement :
1. L’illusion du libre arbitre On nous présente l’euthanasie comme le sommet de la liberté individuelle. Pourtant, l’encadrement législatif révèle une profonde hypocrisie : alors que le moindre contrat de consommation offre des semaines de réflexion, la décision de donner la mort se retrouve enserrée dans des délais administratifs dérisoires de quelques jours. Ce n’est plus l’individu qui choisit souverainement, c’est le corps social et l’État qui valident et administrent la mort.

