«J’étais comme le docteur Jekyll et mister Hyde» – entretien avec un gynécologue-obstétricien qui a renoncé à pratiquer des avortements

Le docteur Bolesław Piecha, ancien gynécologue-obstétricien devenu député puis vice-ministre de la santé, aujourd’hui sénateur du parti chrétien-démocrate conservateur PiS de Kaczyński. Photo Wikimedia Commons

Le docteur Bolesław Piecha est un médecin connu en Pologne pour ses prises de position contre l’avortement. Devenu vice-ministre de la santé sous le gouvernement conservateur des frères Kaczyński, il s’est exprimé sur son expérience de l’avortement et sur le film documentaire américain Le cri silencieux du docteur Nathanson, sorti en 1984, qui lui a ouvert les yeux. L’entretien a été conduit pour l’hebdomadaire catholique Gość Niedzielny en 2007 et, à l’occasion de la Marche pour la Vie du dimanche 19 janvier, je l’ai traduit pour Nouvelles de France avec l’aimable autorisation de la rédaction du magazine polonais. Le docteur Piecha n’est pas le seul gynécologue-obstétricien à avoir changé d’avis sur l’avortement après avoir visionné le film du docteur Nathanson que nous mettons en lien sous l’entretien. Un film que les milieux pro-choix accusent pourtant de contenir de nombreux mensonges et manipulations, mais le docteur Piecha, qui a pratiqué des centaines d’avortements au début des années 80, n’est pas de cet avis. Pour lui, ce film ne contient aucune contre-vérité et il décrit bien la réalité de ce qu’on appelle pudiquement en France les «IVG».

«Je ne sais pas si ces femmes qui pleuraient dans mon cabinet avant l’avortement m’ont pardonné», dit le vice-ministre de la santé polonais Bolesław Piecha dans un entretien avec la journaliste Barbara Gruszka-Zych.

Barbara Gruszka-Zych : Un nouvel être humain ne reste dans le ventre de sa mère que pendant 9 mois. Cependant, nombreuses sont les femmes qui considèrent que puisque leur utérus leur appartient elles ont le droit de tuer l’enfant qui grandit à l’intérieur.

Bolesław Piecha : C’est un grave problème éthique. Même chez les peuples préchrétiens, la femme enceinte avait un statut particulier. Elle était tabou, il était interdit de lui porter atteinte, on sentait que l’état dans lequel elle se trouvait la distinguait des autres. Aujourd’hui, la science médicale nous dit que le moment où une nouvelle vie apparaît, c’est quand le spermatozoïde rencontre l’ovule, c’est-à-dire le moment de la fécondation qui survient après un rapport sexuel. C’est un véritable miracle de la nature. À chaque fois, c’est une nouvelle personne qui est créée, avec son propre code génétique, ses prédispositions et ses talents uniques qui continueront de se former toute sa vie. De nombreux psychologues affirment que l’enfant perçoit dès la période prénatale différents stimuli qui influencent déjà son développement. On ne croît plus à l’idée de tabula rasa à la naissance de l’enfant. Il y a plusieurs décennies, quand un enfant venait au monde à la 28e ou à la 30e semaine de grossesse, on considérait qu’il n’était pas viable. Aujourd’hui, on arrive à sauver des prématurés à un stade toujours plus précoce de la grossesse. Chacun, quelle que soit sa vision du monde, a une sensibilité éthique et sait que certaines normes ne doivent pas être transgressées et qu’il ne faut pas causer du tort à une vie conçue.

Et pourtant, sous le régime précédent [le régime communiste, ndlr], les gynécologues devaient souvent agir contre leur conscience en procédant à des avortements.

J’ai fini mes études en 1981 et ensuite j’ai exercé ce métier pendant près de 20 ans. Je suis sorti d’une école où on ne discutait jamais de notre vision du monde. Pour réaliser les avortements, il fallait déshumaniser les futurs médecins, leur faire perdre leur capacité d’empathie pour les personnes qu’on ne voit pas parce qu’elles sont cachées dans le ventre d’une mère. À l’époque, nous ne pouvions pas voir ces enfants car les nouveautés techniques comme l’échographie sont apparues plus tard. Par contre on voyait les effets des interventions d’interruption de grossesse conduites à grande échelle.

Qu’est-ce qui conditionnait ces interruptions de grossesse ?

La loi de l’époque prévoyait de nombreuses conditions permettant une telle intervention. Une des conditions les plus souvent invoquées, c’était la situation matérielle difficile de la femme enceinte. Il y avait tout un système en place pour pouvoir faire des avortements sans scrupules. On sortait de la tête des médecins et des femmes que l’enfant qui se développe dans l’utérus est un être humain. La tendance, c’était d’opacifier les choses au maximum. Pour parler de l’enfant conçu, nous utilisions des termes de substitution : les tissus, le trophoblaste, le zygote, le fœtus, l’embryon. Nous faisions exprès car ces termes n’avaient pas de charge émotionnelle, ils ne comportaient pas de jugement moral sur ce que nous faisions. La mère était soumise aux mêmes mécanismes. On ne lui disait pas qu’elle «interrompt sa grossesse en tuant son enfant» mais qu’elle donne son aval pour retirer les tissus, le fœtus, etc.

Quand avez-vous commencé à désigner les choses par leur nom ?

Le mot «enfant» a commencé à être utilisé au milieu des années 80 quand avec l’élan de Solidarnosc les gens sont devenus plus courageux. Je travaillais alors avec des psychologues qui militaient pour une organisation pro-vie. La première projection de film à laquelle ils nous ont invités nous a secoués, moi et mes collègues. C’était en 1984, je travaillais alors au service de gynécologie de l’hôpital de Rybnik où naissaient 4500 enfants et où il y avait des milliers d’avortements. Les milieux pro-vie ont organisé une projection privée pour nous dans une salle de la cure de l’église de Rybnik. Nous étions trois médecins gynécologues. Nous avons regardé Le cri silencieux de Nathanson.

Vous vous souvenez comment vous avez réagi aux images de cet enfant qu’on tuait ?

Oui, je m’en souviens. En réalité, chacun d’entre s’imaginait déjà cet acte tel qu’il est présenté dans ce film. Mais nous avions très bien intégré les mécanismes de refoulement de la vérité et nous n’y pensions pas au quotidien. Or ce film montrait que ce à quoi on ne pensait pas pouvait être mis en images, et que tels sont les faits mis à nus. Après la projection, il y a eu un grand silence. Nous étions atterrés. Les gens des milieux pro-vie présents dans la salle ont eu beaucoup de tact. Ils ne nous ont adressé aucun reproche. Et c’est sans doute ce qui nous a le plus touché, cela a débloqué nos consciences. Ces militants pour la vie, si pleins de tact, je les ai plus tard rejoints…

Comment les avortements se passaient-ils ?

J’ai parlé du nécessaire mécanisme de refoulement de la vérité dans le subconscient. C’était un double drame. Je sentais tout le temps que ce que je faisais n’était pas bien, et comme j’avais été élevé dans une famille catholique, je le ressentais doublement. Et il y avait ces remords qu’il fallait étouffer.

Vous avez vu des bras, des jambes d’enfants avortés ?

Bien sûr qu’on les voyait. Ce n’est pas une masse informe, une simple membrane, après le curetage de l’utérus. Chaque gynécologue qui a pratiqué des avortements a vu des fragments de corps d’enfant. On mettait alors nos masques de durs et on devenait stricts et agressifs. C’était une forme d’autodéfense indispensable. Les entretiens que j’avais alors avec les femmes qui venaient pour se faire avorter étaient secs et, quand j’y repense aujourd’hui, je les trouve scandaleux. J’essayais de faire porter toute la faute à la femme en montrant que sa situation ne faisait que me donner un surcroît de travail, à moi, gynécologue.

Vous ne les incitiez pas à renoncer à l’avortement ?

Il n’en était pas question, je me serais contredit moi-même. Mon approche consistait à rejeter la responsabilité sur la femme enceinte, à considérer que tout est de sa faute et pas de ma faute à moi, médecin. J’étais en colère contre la femme qui venait me voir avec son problème. Elle, elle ne savait pas l’exprimer, mais personne ne l’aidait à le faire. Parfois elle pleurait, et cela était encore plus énervant. Nous ne donnions pas à ces femmes l’occasion d’expliquer leur situation. «Si elle est là, c’est juste pour me causer des problèmes et me donner un surcroît de travail». Telle était la meilleure version et cela rejetait pour un moment la responsabilité sur quelqu’un d’autre que moi. Par conséquent, on ne voyait pas la nécessité de poser des questions concernant le sens de la vie ou même d’avoir une conversation quelconque. Et pourtant, la décision d’avorter d’une femme témoigne toujours du fait qu’elle se sent prise au piège, qu’elle manque de soutien. Et même chez le médecin où elle aurait dû trouver un soutien, on ne la consolait pas.

Après de telles interventions, les médecins aussi souffrent d’un syndrome post-abortif…

On sait aujourd’hui que ce syndrome ne concerne pas que les femmes. Jusqu’ici il était décrit dans les manuels, mais uniquement en ce qui concerne les femmes, jamais en ce qui concerne le personnel médical réalisant des avortements. On a conservé des descriptions de la Deuxième guerre mondiale qui parlent des comportements d’auteurs de la mort d’innocents. On peut déduire de ces descriptions que cela n’était pas neutre pour eux, qu’il y avait des traumatismes psychiques. Moi aussi, je me sentais mal. Je m’irritais quand quelqu’un parlait des interventions, mais j’en faisais une comédie. C’était parfois macabre. Et puis il y avait mon côté hédoniste : les fêtes, les amis. Il fallait étouffer les remords. J’étais plutôt agressif, y compris avec le personnel sous ma responsabilité. Quand une infirmière ne voulait pas m’assister dans une intervention, je hurlais que j’allais la renvoyer.

Vous en avez renvoyées ?

Ce n’est jamais arrivé, mais cette agressivité nous accompagnait. Tout le monde était nerveux…

«J’étais par vocation gynécologue-obstétricien. D’un côté, pendant quatre ans, je faisais ces maudits avortements, et d’un autre j’accompagnais les naissances. J’étais comme le docteur Jekyll et mister Hyde.»

Les femmes qui accouchaient devaient le ressentir…

J’étais par vocation gynécologue-obstétricien. D’un côté, pendant quatre ans, je faisais ces maudits avortements, et d’un autre j’accompagnais les naissances. J’étais comme le docteur Jekyll et mister Hyde. Mais c’est seulement après avoir vu le film que c’est devenu totalement insupportable. Ce film m’a ouvert les yeux. Refouler les faits dans mon subconscient ne suffisait plus, j’ai commencé à prendre des calmants. Je buvais aussi plus d’alcool… Il a fallu que je diagnostique moi-même mon syndrome. Bien entendu, je ne suis pas devenu néophyte du jour au lendemain. Mais j’ai commencé à éviter les avortements.

C’était possible ?

C’était difficile, mais pas impossible. Je tombais malade, je laissais ma place à un collègue… Je me comportais de manière infantile.

Que ce serait-il passé si vous aviez ouvertement refusé de faire des avortements ?

On m’aurait tout simplement renvoyé. Par bonheur, mon chef de service a lui aussi vu «Le cri silencieux». Lui aussi a changé d’avis sur les avortements et il a cessé de nous obliger à les pratiquer. Mais après un an d’esquives, il a fallu se déclarer. J’ai dit à mon chef de service que je ne ferais plus d’avortements. Il a compris et je n’avais plus à tuer, mais tout n’a pas été OK tout de suite. J’ai commencé à collaborer avec les mouvements pro-vie. Je me suis mis à orienter les femmes qui voulaient tuer leur enfant vers des psychologues. Ce devait être pour elles un temps de réflexion. Quand une femme renonçait à se faire avorter, elle pouvait aussi recevoir de l’aide de l’Église.

Comment êtes-vous sorti de votre syndrome ?

Il est toujours difficile de se relever d’une telle ruine morale. Chez moi, cela a duré à peu près un an. Il a d’abord fallu que je mûrisse à l’idée de parler de ce que j’avais fait. Je devais en premier lieu le reconnaître moi-même : «C’est moi qui réalisais ces avortements».

Vous êtes-vous pardonné ?

Je préférerais ne pas répondre à cette question… Je ne sais pas. Je suis capable d’en parler, je ne cache pas mon passé mais je n’en suis pas fier. C’était la pire période de ma vie. Cela m’a aussi appris à ne pas juger les autres hâtivement. J’avais ma part de responsabilité. Je ne sais pas si ces femmes qui pleuraient dans mon cabinet avant l’avortement m’ont pardonné. Ne vont-elles pas se souvenir de moi jusqu’à la fin de leurs jours ? Peut-être étaient-elles venues dans l’espoir de m’entendre dire une parole sage qui les inciterait à renoncer ? Parmi les centaines de cas auxquels j’ai eu affaire, cela a forcément dû arriver.

Désormais vous défendez la vie. Qu’est-ce qui est le plus important dans cette démarche ?

Éduquer et convaincre les gens que l’enfant conçu, ce n’est pas des “tissus” dans “mon utérus” mais bien une personne humaine concrète.

Et que doit-on faire quand la grossesse met en danger la vie de la mère ?

Cela arrive extrêmement rarement. Personnellement, depuis cette époque, je n’ai interrompu aucune grossesse alors que j’ai eu des cas désespérés. Je me souviens d’une dame en 1989 qui était atteinte d’un cancer disséminé du tube digestif et qui était tombée enceinte. On lui avait dit que si elle n’interrompait pas sa grossesse elle ne survivrait pas. Ma seule question, c’était : «Aura-t-elle le temps de faire naître son enfant ?». Je savais que la poursuite ou non de sa grossesse n’allait rien changer à son état de santé. Un mois avant l’accouchement, j’ai vécu un choc : j’ai senti une tumeur cancéreuse à proximité de son utérus. J’ai assisté à la naissance de son enfant en bonne santé et à sa mort à elle. Je sentais que c’était mon devoir d’être présent à son chevet puisque nous avions fait naître son enfant ensemble. C’était un acte héroïque de sa part même si elle n’avait pas ce sentiment elle-même. Elle est partie sereine et n’avait de prétentions envers personne. Je ne sais pas si elle aurait été dans la même disposition après un avortement, si elle aurait ressenti la même chose.

Vous avez parlé des sensations terribles qui accompagnent la vue des enfants avortés. Et que ressentez-vous en voyant un enfant venir au monde ?

C’est pour moi le plus beau des moments. Tous ces efforts pour accompagner l’accouchement, pour gérer tout ce stress chez la femme et chez soi-même. Et ensuite, la vue de ce nouvel être humain !

Visionner le film documentaire Le cri silencieux (à ne pas montrer aux enfants et aux âmes sensibles !) :

Première partie :

 Deuxième partie :

Version originale de l’entretien : Byłem jak doktor Jekyll i mister Hyde, Gość Niedzielny n° 27/2007

Lire aussi :

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31 Comments

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  • Agnieszka , 18 janvier 2014 @ 20 h 27 min

    “j’ ai des doutes et pense qu’il s’agit d’un film pure propagande de plus très mal fichu”.

    Vous avez quels doutes et pourquoi ce film est selon vous mal fichu. Oui, la réalité qui se cache derrière votre élégant IVG est drastique. Et les cerveaux des certaines sociétés, y compris les Français, sont lavés depuis les décennies pour rejeter et nier cette réalité.

  • Olivier Bault , 18 janvier 2014 @ 20 h 29 min

    PS – courte description de la technique d’aspiration pour une “IVG” :
    “L’aspiration

    Elle est réalisée avec des canules d’aspiration de deux types : les canules de Karman dont les diamètres vont de 4 à 8 mm et les canules de Berkeley de diamètres de 8 à 12 mm. Les canules sont reliées à un aspirateur électrique par un tuyau souple sur un manchon métallique. Le passage des fragments ovulaires est observé par la transparence du système d’aspiration. En fin d’aspiration on ne ramène plus rien. Une sensation rugueuse au contact de la canule à l’endomètre est également un signe de vacuité utérine. Entre 12 et 14 SA les débris fœtaux sont parfois trop volumineux pour être aspirés. Une extraction à la pince des fragments les plus importants est nécessaire. “

  • Gisèle , 19 janvier 2014 @ 0 h 32 min

    La Aubry a manifesté avec les pro – avortement . Est ce à dire qu’elle en a fait l’expérience ?
    Et de quoi se mêle- t- elle en critiquant les décisions espagnoles ????
    Qu’elle se mêle des histoires de fesses de son copain et qu’elle nous fiche la paix !!! En plus il me semble qu’elle est devenue fatma non ?? les Musulmans militent pour l’avortement maintenant ???

  • Daniel , 19 janvier 2014 @ 0 h 54 min

    “Et par ailleurs la loi polonaise vous oblige à informer le bureau du procureur si vous êtes au courant d’un délit ou d’un crime.”

    Et forcément faire virer les témoins oculaires directs des dites pratiques, sachant que le droit du travail en Pologne n’a absolument rien à voir avec le droit du travail en France, et où par ailleurs les réseaux de certains auront tôt ou tard fini par interdire toute poursuite de carrière à ces témoins qui auront fini par devenir les victimes de leur bonne foi et de leur honnêteté.

    Par ailleurs, à titre d’exemple, il suffit de faire le parallèle avec le scandale sexuel de Lepper, juste à titre d’exemple, de voir comment la victime a été salie ( non pas par les médias anti – Lepper à l’époque, mais par tous les médias, y compris les médias catholiques ) soucieux de vendre leur feuille de chou en s’alimentant à parti de n’importe quel scandale. Certes, ce scandale n’a rien à voir. Mais il existe bien une chose en Pologne : les gens préfèrent fermer leur gueule plutôt que de jouer aux justicier et déballer la vérité. Alors vos arguments, du genre :”vous devez le dire au procureur” ferra rire plus d’un polonais. Et comme vous et votre épouse vivez en Pologne vous savez très bien que cet argument est ballot

    Mes proches travaillent dans le milieu médical à Rybnik, et manque de bol, alors qu’il y a 5 ans je défendais, et que je conserve d’ailleurs, en grande partie, une position pro-PiS, et également pro-vie, ce sont mes mêmes proches qui travaillent avec de nombreuses personnes qui ont travaillé avec Piecha, du temps où il avait un cabinet médical, qui furent les premiers à me rapporter l’info, par la suite confirmée.

    Donc, vous accusez tout le monde d’avoir menti, d’avoir colporté des rumeurs, des gens pro-vie, catholiques, conservateurs, vous les accusez alors que vous n’êtes pas sorti de Varsovie et n’êtes jamais venu mettre un pied à Rybnik.

    Et pour info, on a en parlé sur toutes les chaînes de télé, cela date déjà de quelques années, alors je n’ai nullement besoin d’aller me lancer dans une vindicte personnelle , d’autant plus que je n’ai rien contre cet homme. Que celui – ci se déclare pro-vie, grand bien lui fasse, mais encore aurait il fallu que sa position s’appuie sur un comportement irréprochable.

    Profitez de la misère de familles démunies, et qui plus en y ayant indirectement contribué, ce n’est pas ce qui est le plus valorisant.

    Certes, vous vous dîtes journaliste, je ne jugerais pas l’individu en soit, au moins vous avez le mérite de relever le défit face au meanstream médiatique français ambiant, vous faites parfois un excellent travail, mais nul n’est parfait et parfois il vous arrive de faire des erreurs, d’être trop sûrs de vous. Il n’existe pas de journalisme parfait et la tâche est bien loin d’être aisée, cela étant, remarquons que vous, aussi, êtes encartés politiquement, et parfois, vos affinités politiques et votre parti – pris vous pousse à vous écarter d’une certaine rigueur nécessaire pour ne pas commettre des impairs qui pourraient vous discréditer.

    Ce qu’a fait Piecha, c’est ni nouveau, ni un secret, et le fait de jouer l’individu perplexe apprenant ce genre de déconvenue n’est pas ce qu’il y a de plus subtil, et vous n’êtes pas à votre première gaffe, si je puis me le permettre.

    Enfin, Piecha sachant que j’édite certains portails polonais depuis l’étranger, il sait très bien que si j’avais voulu l’enfoncer, je n’aurais jamais eu besoin des médias que vous avez mentionné.

    Je ne suis pas là pour casser du Piecha, ni du Bault, mais pour dire que cet article, ben il a pas de bol, il s’appuie sur ce qu’il ne savait pas.

    S’il y a bien un truc que je déteste en Pologne (pays que j’affectionne tout particulièrement) c’est le comportement de nombreux faux culs, appelons les par leur vrai nom, qui se prétendent cathos, pour qui l’interdiction de l’avortement, c’est bon pour les autres, mais pas pour eux quand cela leur arrive.

    Raz le cul de ces cathos bobos qui viennent vous lancer des leçons de moral, alors que leur comportement atteste de l’inverse, et ce sont ces gens là qui font le plus de mal au catholicisme. A l’heure actuelle où les jeunes générations, en Pologne ont tendance à s’écarte du catholicisme, je ne pense pas que ce soit des gens comme Piecha qui aide à inverser la tendance.

  • Daniel , 19 janvier 2014 @ 0 h 58 min

    Merci de nous avoir déballé le même argumentaire que votre mari.

    Pour info, nul besoin de polémiquer puisque nous avons déjà abordé ce sujet dans un autre article. Vous y aviez avoué que Piecha avait avoué avoir pratiqué des avortements au cours des années 2000, ce qui suffit à contredire son témoignage où il tente de nous faire croire qu’il n’aurait effectué des avortements qu’au cours de l’époque communiste.

    “que personne n’a jamais reproché de pareils actes à Piecha.”
    c’est juste passé la télé, mais cela devait aussi être faux

    souffrez vous d’amnésie ?

  • Daniel , 19 janvier 2014 @ 0 h 59 min

    Mais on en a déjà parlé en Pologne

  • Daniel , 19 janvier 2014 @ 9 h 32 min

    “Vous avez quels doutes et pourquoi ce film est selon vous mal fichu.”

    Ce film ne fait montrer qu’une partie de l’horreur qui se cache derrière l’IVG, mais il est vrai que face aux cerveaux endormis, il est important de montrer ce qu’est réellement l’IVG, qu’elle ne se compose pas de mots vagues mais de réelles souffrances humaines. Outre le fait de charcuter un être humain, donc un des nôtres, c’est aussi un drame pour les jeunes mères, ce dont les médias cachent.

    “Et les cerveaux des certaines sociétés, y compris les Français, sont lavés depuis les décennies pour rejeter et nier cette réalité.”

    A l’heure actuelle, autant en Pologne comme en France il y a des gens endormis, nombreuses sont celles à aller en Allemagne. ce n’est pas parce que c’est interdit en Pologne que cela ne se fait pas ailleurs. Ceux qui veulent avorter vont en Allemagne, les homos qui voulaient se marier allaient aux Pays Bas puis dorénavant en France…

    Disons plutôt qu’en Pologne il existe une plus grande liberté d’expression, contrairement au meanstream français. Mais il commence à se faire ressortir le même effet de pression des médias de masse également en Pologne.

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